Le 15 avril, le SP95-E10 était repassé légèrement sous la barre des 2 euros le litre en moyenne, une semaine après la conclusion du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran après plus d'un mois de guerre au Moyen-Orient.
(illustration) ( AFP / LOIC VENANCE )
Les prix à la pompe de l'essence SP95-E10 ont de nouveau dépassé les 2 euros/litre en moyenne en France métropolitaine, après deux semaines sous cette barre symbolique, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des données gouvernementales. Mardi à 11h, le SP95-E10 se vendait au prix de 2,002 euros le litre (moyenne sur 7.441 stations-service), en hausse de 0,7 centime par rapport à lundi.
Le SP98 coûtait en moyenne 2,087 euros le litre (moyenne sur 7.680 stations) et le gazole, carburant le plus consommé en France, se vendait à 2,208 euros le litre (9.549 stations). Ces chiffres excluent la Corse ainsi que les départements et territoires d'outre-mer. Depuis 2006, les stations-service ont l'obligation de communiquer leurs prix au site gouvernemental www.prix-carburants.gouv.fr. Ces données sont ensuite publiées en libre accès et analysées par l'AFP.
La barre symbolique des 2 euros le litre avait été atteinte le 1er avril par le SP95-E10 et trois semaines plus tôt, le 9 mars, par le gazole. Mi-avril, les prix moyens étaient redescendus sous cette limite des 2€, affichant une baisse timide pendant quelques jours avant de reprendre une lente hausse.
"Pas d'inquiétude" immédiate sur l'approvisionnement
Les prix restent bien plus élevés que ceux du 27 février, veille du déclenchement de la guerre contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. Le litre de SP95-E10 coûte 18 centimes de plus. La hausse est de 16 centimes pour le SP98 et de 23 centimes pour le gazole. Mardi, le gouvernement s'est voulu rassurant en martelant qu'il n'y avait "pas d'inquiétude" pour l'approvisionnement en carburants en mai , en réponse aux avertissements de Patrick Pouyanné. Le PDG de TotalEnergies avait estimé vendredi que si le blocage du détroit d'Ormuz, dans le Golfe, perdurait "encore deux ou trois mois", la France entrerait "dans une ère de pénurie énergétique" .
"On n'a pas eu de pénurie en avril" et "je n'ai pas non plus d'inquiétude pour le mois de mai", a assuré sur France Inter le ministre de l'Economie Roland Lescure, à l'unisson de la ministre déléguée chargée de l'Energie Maud Bregeon. Interrogée sur franceinfo , Mme Bregeon a affirmé qu'il n'y avait "aucun risque de pénuries" d'essence, de diesel et de kérosène "pour les semaines à venir".
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